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Tunisie : des signaux économiques au vert pour 2025

Tunis — Lors d’une intervention au Parlement le 21 novembre, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a annoncé que les principaux indicateurs économiques et sociaux du pays montrent une nette amélioration en 2025. Un redressement qu’il juge encourageant et porteur d’espoir pour les mois à venir.

📈 Une reprise de la croissance confirmée

Les données présentées devant les députés révèlent une progression du produit intérieur brut (PIB) de 2,4 % au troisième trimestre 2025. Ce rythme de croissance, enregistré également sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année, est soutenu par la relance de secteurs essentiels tels que l’agriculture, le tourisme et l’industrie mécanique.

Le gouvernement insiste sur le fait que cette remontée n’est pas simplement conjoncturelle : l’activité économique devient plus stable, les revenus des secteurs moteurs se redressent et la production retrouve un dynamisme qui avait disparu ces dernières années.

💶 Réserves renforcées, inflation en recul

Parmi les éléments jugés positifs par le ministère, on note une amélioration significative des réserves en devises, qui couvrent désormais 105 jours d’importations. Ce niveau offre plus de marge face aux pressions extérieures et renforce la stabilité financière du pays.

Dans le même temps, l’inflation poursuit sa tendance à la baisse — une évolution cruciale pour le pouvoir d’achat des Tunisiens et la confiance des investisseurs. Le gouvernement souligne également l’amélioration de la notation souveraine du pays, signe d’un regain de crédibilité auprès des agences internationales.

🎯 Le ministre rassure face aux inquiétudes

Interrogé sur les discours alarmistes concernant une prétendue « crise profonde », Samir Abdelhafidh a réfuté ces accusations. Selon lui, la Tunisie ne traverse pas une situation économique exceptionnelle ou dramatique, et les données disponibles doivent être replacées dans leur contexte historique pour éviter les interprétations excessivement pessimistes.

Le ministre a également tenu à défendre la fiabilité des statistiques nationales, rappelant que la marge d’erreur des prévisions tunisiennes est comparable — voire inférieure — à celle des institutions internationales.

🔍 Une amélioration réelle, mais encore fragile

Malgré ces avancées, plusieurs experts rappellent que la reprise reste fragile. L’économie tunisienne demeure vulnérable aux chocs extérieurs et dépend encore de secteurs sensibles comme le tourisme ou l’agriculture.
Les analystes appellent à des réformes structurelles profondes pour renforcer la productivité, attirer davantage d’investissements et créer un environnement favorisant un développement durable.

Le principal défi du gouvernement sera désormais de transformer cette dynamique positive en croissance durable et inclusive, à travers une modernisation de l’économie et une diversification progressive des sources de revenus.

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